À quelques mois d’échéances politiques majeures, la CFDT rappelle une chose essentielle : les gouvernements passent, les campagnes électorales se succèdent, mais les agents, les services publics et les organisations syndicales restent.
Pour la CFDT-Agriculture, ces priorités nationales ont une traduction très concrète au ministère de l’Agriculture et chez ses opérateurs.
Le pouvoir d’achat ne peut plus être la variable d’ajustement
Pour les agents publics, la question est immédiate : rémunérations, point d’indice, grilles de carrière, primes, reconnaissance des qualifications et des contraintes professionnelles.
Alors que l’inflation a durablement pesé sur les revenus et que les agents voient leurs missions augmenter, il n’est plus possible de demander toujours davantage au service public sans poser clairement la question des moyens et des rémunérations.
La CFDT-Agriculture continuera donc à revendiquer une politique salariale qui permette réellement de reconnaître le travail des agents.
Le changement climatique transforme déjà nos métiers
Agriculture, forêt, alimentation, santé animale et végétale, gestion de l’eau, crises sanitaires : notre ministère est directement confronté aux conséquences du changement climatique.
Canicules, incendies, épizooties, nouveaux risques sanitaires et phytosanitaires, adaptation des pratiques agricoles… Les missions évoluent et les conditions d’intervention des agents également.
Cette adaptation ne peut pas être décidée uniquement depuis les bureaux des administrations centrales.
Les représentants du personnel doivent être associés aux décisions qui concernent l’organisation du travail, la continuité des missions, la santé et la sécurité des agents et les moyens nécessaires pour exercer leurs missions.
L’intelligence artificielle doit être un sujet de dialogue social
L’IA entre progressivement dans les administrations.
Elle peut faciliter certaines tâches. Mais elle peut aussi transformer profondément les métiers, les organisations, les méthodes de contrôle et les processus de décision.
Pour la CFDT-Agriculture, une ligne rouge doit être posée : l’intelligence artificielle ne doit jamais devenir le prétexte permettant de supprimer des emplois, d’affaiblir l’expertise professionnelle ou de décider sans contrôle humain.
Chaque évolution importante liée à l’IA doit faire l’objet d’un véritable dialogue social.
Les agents doivent savoir quels outils sont utilisés, pour quelles finalités et avec quelles conséquences sur leur activité.
La démocratie sociale doit retrouver toute sa place.
La qualité du service public repose aussi sur la capacité des agents à être entendus.
CSA, formations spécialisées, CAP… : les représentants du personnel ne sont pas un obstacle au fonctionnement de l’administration. Ils sont indispensables pour nourrir le dialogue, objectiver les réalités de terrain, alerter sur les difficultés et défendre les conditions de travail.
À quelques semaines des élections professionnelles de décembre 2026, cette question prend une dimension particulière.
Voter, être candidat, devenir représentant du personnel, c’est participer directement aux décisions qui concernent nos métiers et nos services pour les quatre prochaines années.
Et derrière ces quatre priorités se pose une question centrale : quel service public voulons-nous financer ?
Nous ne pouvons pas réclamer davantage de sécurité sanitaire, davantage de contrôles, davantage d’accompagnement des agriculteurs, davantage de prévention des crises et, dans le même temps, réduire continuellement les effectifs et les moyens.
La CFDT-Agriculture défend un service public fort, capable d’assumer durablement ses missions.
Parce que les agents du ministère de l’Agriculture et de ses opérateurs ne travaillent pas uniquement pour aujourd’hui.
Ils préparent aussi l’agriculture, l’alimentation et les services publics de demain.
CFDT-Agriculture — défendre les agents, leurs métiers et le service public.
En cette rentrée sociale particulière et à quelques mois de la présidentielle, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise LEON, a, dans plusieurs interventions récentes, énuméré les priorités de la CFDT et rappelé le rôle crucial du dialogue social : “Nous serons toujours là en juin 2027. Nous sommes les acteurs du temps long.” (ICI le lien vers l’article de Syndicalisme Hebdo).





